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Bonjour à tous,

J'ai juste envie de vous faire partager un extrait du livre "50 nuances de grey" de E.L James, dont l'adaptation autant attendue que controversée, sort au cinéma aujourd'hui...

"Christian passe ses mains dans ses cheveux en faisant les cent pas dans son bureau.
Deux mains : il est donc doublement exaspéré. Son self-control habituel semble l'avoir
lâché d'un coup.
— Je ne comprends pas pourquoi vous ne m'en avez rien dit.
— On n'a jamais abordé le sujet. Je n'ai pas l'habitude de dévoiler mon statut sexuel à
tous ceux que je croise. Enfin ! On vient à peine de se rencontrer !
Je regarde mes mains. Pourquoi est-ce que je me sens coupable ? Pourquoi est’il aussi
fâché ? Je lève les yeux vers lui.
— Eh bien, vous en savez beaucoup plus long sur moi, maintenant, rétorque-t-il, les
lèvres pincées. Je savais que vous n'aviez pas beaucoup d'expérience, mais vierge !
Dans sa bouche, on dirait un gros mot.
— Merde, Ana, je viens de vous montrer... Il gémit.
— Nom de Dieu. Quelqu'un vous a-t’il embrassée avant moi ?
— Évidemment.
Je tente de prendre un air offusqué. Bon, d'accord... deux fois.
— Aucun gentil jeune homme ne vous a fait perdre la tête ? Je ne comprends pas. Vous
avez vingt et un ans, bientôt vingt-deux. Vous êtes belle.
Il repasse la main dans ses cheveux.
Belle. Je rosis de plaisir. Christian Grey me trouve belle. Je fixe mes doigts noués en
tentant de ravaler un sourire béat. Il est peut-être myope ? Ma conscience vient de relever
sa tête hébétée. Où était-elle quand j'avais besoin d'elle ?
— Et nous voilà en train de discuter sérieusement de ce que je veux vous faire, alors que
vous n'avez aucune expérience en la matière.
Il fronce les sourcils.
— Comment vous y êtes-vous prise pour éviter le sexe ? Expliquez-moi.
Je hausse les épaules.
— Personne ne s'est vraiment, enfin...
Montré à la hauteur. Sauf vous. Manque de bol, vous êtes une espèce de monstre.
— Pourquoi êtes-vous fâché contre moi ?
— Je ne suis pas fâché contre vous. Je suis fâché contre moi-même. J'avais supposé...
Il soupire, me scrute attentivement puis secoue la tête.
— Vous voulez partir ? me demande-t-il d'une voix radoucie.
— Non, à moins que vous ne vouliez que je parte. Non... je ne veux pas partir.
— Bien sûr que non. J'aime que vous soyez ici. Il fronce les sourcils et consulte sa
montre.
— Il est tard.
Il relève la tête pour me regarder.
— Vous vous mordez la lèvre, dit’il d'une voix rauque, en me dévisageant d'un air
songeur.
— Désolée.
— Ne vous en excusez pas. C'est simplement que ça me donne envie de la mordre, moi
aussi, cette lèvre. Fort.

Je m'étrangle... comment peut-il me dire des choses pareilles et s'imaginer que je n'en
serai pas troublée ?
— Venez, murmure-t-il.
— Quoi ?
— Nous allons rectifier la situation immédiatement.
— Que voulez-vous dire par là ? Quelle situation ?
— Votre situation. Ana, je vais vous faire l'amour, maintenant.
— Oh.
Le sol vient de s'effondrer sous mes pieds. Je suis une situation. Je retiens mon souffle.
— Si vous y consentez. Je ne veux rien vous imposer.
— Je croyais que vous ne faisiez pas l'amour ? Que vous baisiez brutalement ?
Je déglutis. Tout d'un coup, j'ai la bouche sèche. Il m'adresse un sourire coquin, dont
les effets se font ressentir jusque là.
— Je peux faire une exception, ou alors combiner les deux, on verra. J'ai vraiment envie
de vous faire l'amour. Je vous en prie, couchez avec moi. Je veux que notre arrangement
fonctionne, mais il faut que vous ayez une idée de ce à quoi vous vous engagez. Nous
pouvons commencer votre entraînement de base dès ce soir. Mais n'allez pas vous
imaginer que je me suis converti aux fleurs et au chocolat ; c'est seulement le moyen
d'atteindre mon but, et puis j'en ai envie, et vous aussi, j'espère.
Je rougis... En fin de compte, certains rêves finissent par se réaliser.
— Mais je n'ai pas fait tout ce que vous exigez dans votre liste de règles.
Ma voix n'est qu'un souffle hésitant.
— Oubliez les règles. Oubliez ces détails pour une nuit. J'ai envie de vous. J'ai envie de
vous depuis que vous êtes tombée à quatre pattes dans mon bureau, et je sais que vous
aussi, vous avez envie de moi. Autrement, vous ne seriez pas en train de discuter
tranquillement avec moi de punitions et de limites à ne pas franchir. Je vous en prie, Ana,
passez la nuit avec moi.
Il me tend la main, les yeux brillants, enfiévrés... excités. Je lui donne la mienne. Il me
prend dans ses bras, passe les doigts sur ma nuque, tortille ma queue-de-cheval autour de
son poignet, et tire doucement dessus pour m'obliger à lever le visage vers lui.
— Vous êtes une jeune femme très courageuse, murmure-t-il. Vous m'impressionnez
beaucoup.
Ses mots me font l'effet d'un cocktail Molotov : mon sang s'enflamme. Il se penche pour
m'embrasser doucement et sucer ma lèvre inférieure.
— J'ai envie de la mordre, cette lèvre, murmure-t-il contre ma bouche.
Il se met à tirer dessus prudemment avec ses dents. Je gémis.
— Je t'en prie, Ana, laisse-moi te faire l'amour.
— Oui.
Avec un sourire triomphant, il me libère et me prend par la main pour traverser
l'appartement.
Les fenêtres de sa chambre donnent sur les gratte-ciels illuminés de Seattle. Les murs
sont blancs, les meubles bleu clair. Le lit est énorme, ultramoderne, fait d'un bois dur et
gris comme du bois flotté, avec quatre colonnes mais pas de ciel de lit. Au mur, un tableau
superbe représente la mer.
Je tremble comme une feuille. Ça y est. Je vais enfin y passer, avec Christian Grey,
excusez du peu. Le souffle court, je le dévore des yeux. Il retire sa montre et la pose sur
une commode assortie au lit, puis enlève sa veste qu'il suspend sur le dos d'une chaise. Il
est beau à mourir avec ses yeux gris étincelants, ses cheveux cuivrés en bataille, sa

chemise en lin blanc qui pend hors de son jean. Il retire ses Converse et s'incline pour
enlever ses chaussettes. Les pieds de Christian Grey... Waouh... ces pieds nus, ça me
remue. Il me regarde tendrement.
— Bien entendu, vous ne prenez pas la pilule. Quoi ?
— C'est bien ce que je me disais.
Il ouvre le premier tiroir de la commode et en sort une boîte de préservatifs.
— On ne sait jamais quand ça peut servir, murmure-t-il. Vous voulez que je baisse les
stores ?
— Peu importe. Je croyais que vous ne laissiez personne dormir dans votre lit ?
— Qui vous parle de dormir ? Oh mon Dieu.
Il s'avance lentement vers moi. Sûr de lui, sexy, le regard de braise. Mon coeur se met à
battre plus fort. Mon sang bouillonne, le désir monte comme une boule humide et chaude
dans mon ventre. Debout devant moi, il me regarde dans les yeux. Putain, qu'est-ce qu'il
est sexy.
— On retire cette veste, d'accord ? dit’il doucement. Il saisit ma veste par les revers, la
fait glisser de mes épaules et la pose sur la chaise.
— Savez-vous combien j'ai envie de vous, Ana Steele ? chuchote-t-il.
J'arrête de respirer. Je n'arrive pas à le quitter des yeux. Il caresse ma joue jusqu'au
menton.
— Avez-vous la moindre idée de ce que je vais vous faire ?
Aux tréfonds de mon ventre, des muscles se crispent délicieusement. Cette sensation
frôlant la douleur est si vive, si exquise, que je fermerais les yeux si les siens ne
m'hypnotisaient pas. Il se penche pour m'embrasser. Ses lèvres exigeantes, fermes, lentes,
se moulent sur les miennes. Il commence à déboutonner mon chemisier en posant des
baisers légers comme des plumes sur ma mâchoire, mon menton et le coin de mes lèvres.
Lentement, il me retire mon chemisier et le laisse tomber par terre, puis il recule pour me
regarder. Je porte le soutien-gorge en soie bleu poudre qui me va si bien. Dieu merci.
— Ana, tu as la plus belle peau du monde, si pâle et si parfaite. Je veux en embrasser
chaque centimètre.
Je rougis. Pourquoi dit’il qu'il ne peut pas faire l'amour ? Il me semble qu'il est très
doué pour ça. Il agrippe l'élastique de ma queue-de-cheval et tressaille lorsque mes
cheveux se déroulent en cascade dans mon dos.
— J'aime les brunes, murmure-t-il en passant les deux mains dans mes cheveux.
Son baiser est exigeant, sa langue et ses lèvres appellent les miennes. Je gémis ; ma
langue part timidement à la rencontre de la sienne. Il m'enlace et m'attire contre lui. Une
main reste dans mes cheveux, l'autre glisse le long de mon dos jusqu'à ma taille, puis mes
fesses, qu'il malaxe doucement en me pressant contre ses hanches ; il frotte
langoureusement son érection contre mon ventre.
Je gémis une fois de plus dans sa bouche. J'arrive à peine à contenir les sensations
débridées qui se déchaînent dans mon corps tant je le désire. J'agrippe le haut de son bras
pour palper son biceps. Il est étonnamment musclé. Timidement, je caresse son visage
puis je plonge les mains dans ses cheveux. Ils sont si doux. Je tire doucement dessus. Il
gémit et me fait reculer vers le lit jusqu'à ce que je le sente derrière mes genoux. Je crois
qu'il va me pousser dessus, mais il me lâche, tombe à genoux, m'agrippe les hanches et
fait courir sa langue autour de mon nombril, puis mordille doucement ma hanche, avant
de retraverser mon ventre jusqu'à l'autre.
Le voir à genoux devant moi, sentir sa bouche sur moi, c'est tellement inattendu et
excitant... J'ai toujours les mains dans ses cheveux, je tire doucement dessus en tentant

de contrôler ma respiration sifflante. Il me regarde à travers ses longs cils avec ses yeux
couleur de fumée brûlante, défait le bouton de mon jean et tire lentement sur le zip. Sans
me quitter des yeux, il insinue sa main sous ma ceinture jusqu'à mes fesses, puis mes
cuisses, retirant lentement mon jean dans le même mouvement. Je ne peux pas détourner
mon regard.
Il s'arrête pour se lécher les lèvres, sans cesser de me regarder dans les yeux, puis
s'incline et fait courir son nez jusqu'en haut de mes cuisses. Jusque là.
— Tu sens tellement bon, murmure-t-il en fermant les yeux, avec une expression de pur
plaisir qui me donne presque des convulsions.
Il rabat la couette et me pousse doucement pour me faire tomber sur le lit.
Toujours agenouillé, il délace ma Converse, puis me l'arrache en même temps que ma
chaussette. Je me soutiens d'un coude pour voir ce qu'il fait, haletante... je le veux. Il
soulève mon pied par le talon et fait courir l'ongle de son pouce le long de la cambrure. Ce
geste presque douloureux résonne jusqu'à mon entrejambes. Je pousse un petit cri. Sans
cesser de me regarder dans les yeux, il passe la langue, puis ses dents sur la cambrure du
pied. Oh putain. Je gémis... comment est’il possible que je le sente jusque là ? Je retombe
sur le dos en râlant. Je l'entends rire doucement.
— Ana, qu'est-ce que je pourrais te faire...
Il retire mon autre chaussure et ma chaussette, puis se lève et me dépouille
complètement de mon jean avant de me détailler, allongée sur son lit en soutien-gorge et
en petite culotte.
— Tu es très belle, Anastasia. J'ai hâte d'être en toi. Ben merde alors. Quels mots. Quel
séducteur. J'en ai le souffle coupé.
— Montre-moi comment tu te caresses. Pardon ?
— Ne sois pas timide, Ana. Montre-moi, chuchote-t-il.
Je secoue la tête.
— Je ne sais pas ce que tu veux dire.
Sous l'emprise du désir, ma voix est tellement éraillée que je la reconnais à peine.
— Comment te fais-tu jouir ? Je veux voir. Je secoue de nouveau la tête.
— Je n'ai jamais fait ça.
Il hausse les sourcils, stupéfait. Son regard s'assombrit et il secoue la tête à son tour,
incrédule.
— Bon, il va falloir remédier à ça.
Sa voix douce me lance un délicieux défi erotique. Il défait les boutons de son jean et le
baisse lentement, sans me quitter des yeux. Puis, agrippant mes chevilles, il ouvre mes
jambes d'un coup sec avant de grimper dans le lit entre mes jambes. Il reste au-dessus de
moi. Je me tords de désir.
— Ne bouge pas, murmure-t-il avant de se pencher pour embrasser l'intérieur de ma
cuisse en remontant jusqu'à la mince dentelle de ma culotte.
Je ne peux pas m'empêcher de bouger. Impossible. Je me tortille sous lui.
— Il va falloir que tu apprennes à te tenir tranquille, bébé.
Il sème des baisers sur mon ventre, puis sa langue plonge dans mon nombril. Il remonte
pour m'embrasser la poitrine. Je suis rouge, j'ai chaud, j'ai froid, je m'agrippe aux draps. Il
s'allonge à côté de moi. Sa main passe de ma hanche à ma taille, puis à mon sein. Il me
regarde, impassible, et prend doucement mon sein dans sa main.
— Il est tout juste à ma taille, Anastasia, murmure-t-il avant de plonger l'index dans le
bonnet de mon soutien-gorge pour libérer mon sein, que l'armature et le tissu font darder
vers le haut.

Son doigt passe à mon autre sein et répète l'opération. Mes seins se gonflent, mes tétons
se dressent sous son regard.
— Très joli, chuchote-t-il, admiratif, ce qui les fait se dresser encore plus.
Il souffle très doucement sur un sein tandis que sa main s'avance vers l'autre ; il fait
lentement rouler la pointe sous son pouce, ce qui l'allonge encore. Je gémis : cette nouvelle
sensation me remue jusqu'à l'entrejambes. Je suis trempée. Par pitié... Je m'agrippe aux
draps quand ses lèvres se referment sur mon autre téton ; quand il tire dessus, je suis au
bord de la convulsion.
— Voyons un peu si on peut te faire jouir comme ça, murmure-t-il en poursuivant son
assaut sur mes sens.
Mes tétons subissent l'attaque délicieuse de ses doigts et de ses lèvres habiles jusqu'à ce
que tous mes nerfs s'embrasent ; mon corps se tord sous ce supplice exquis. Il est
impitoyable.
— S'il te plaît...
Je l'implore, tête renversée en arrière, bouche ouverte, gémissante, jambes tendues.
Bordel, qu'est-ce qui m'arrive ?
— Laisse-toi aller, bébé, murmure-t-il.
Ses dents se referment sur un téton, son pouce et son index tirent sur l'autre, et
j'explose entre ses mains, le corps convulsé, éclaté en mille morceaux. Il m'embrasse
profondément ; sa langue bâillonne mes cris.
Oh mon Dieu. C'était extraordinaire. Maintenant, je comprends pourquoi on en fait tout
un plat. Il me regarde avec un sourire satisfait ; le mien n'exprime que gratitude et
émerveillement.
— Tu es très réceptive, souffle-t-il. Mais tu vas devoir apprendre à te contrôler, et ce
sera un plaisir de te l'enseigner.
Il m'embrasse encore.
Je halète toujours en émergeant de mon orgasme. Sa main passe de ma taille à mes
hanches, puis s'empare de mon intimité... Hou là. Son doigt s'insinue sous la dentelle et
glisse lentement jusque là. Il ferme un instant les yeux en inspirant brusquement.
— Tu es délicieusement mouillée. Mon Dieu, qu'est-ce que j'ai envie de toi.
Quand il enfonce ses doigts en moi, je pousse un petit cri. Il répète son geste plusieurs
fois, puis il presse sa paume contre mon clitoris et je crie encore. Il pousse ses doigts en
moi de plus en plus fort. Je geins.
Tout d'un coup, il s'assied, m'arrache ma culotte et la jette par terre. Quand il retire son
short, il libère son érection. Oh la vache... Il tend la main vers la table de chevet et prend
un petit emballage, puis il se place entre mes jambes en les écartant encore plus. Il
s'agenouille pour revêtir un préservatif. Non... Tout ça ? Comment ?
— N'aie pas peur, souffle-t-il en me regardant dans les yeux. Toi aussi, tu t'agrandis.
Il appuie une main de chaque côté de ma tête de sorte qu'il est au-dessus de moi,
mâchoire serrée, regard brûlant. Ce n'est qu'à ce moment-là que je remarque qu'il porte
encore sa chemise.
— Et maintenant, je vais vous baiser, mademoiselle Steele, murmure-t-il en
positionnant son gland à l'entrée de mon sexe. Brutalement.
Il s'enfonce en moi.
— Aïe !
Quand il déchire mon hymen, je hurle en sentant un pincement au plus profond de mon
ventre. Il se fige en me regardant d'un oeil extatique et triomphant. Sa bouche est
entrouverte, sa respiration haletante. Il gémit.

— Tu es tellement étroite. Ça va ?
Je hoche la tête, les yeux écarquillés, les mains sur ses avant-bras. Je me sens remplie.
Il reste immobile pour me laisser m'habituer à ce corps étranger.
— Je vais bouger, bébé, souffle-t-il au bout d'un moment, la voix tendue.
Oh.
Il ressort avec une lenteur exquise. Il ferme les yeux en geignant, puis s'enfonce en moi
à nouveau. Je pousse un deuxième cri, et il se fige.
— Encore ? murmure-t-il, la voix rauque.
— Oui.
Il recommence, puis s'arrête. Je geins, mon corps l'accepte... Oui, je veux.
— Encore ?
— Oui.
Cette fois il ne s'arrête plus. Il s'accoude pour que je sente le poids de son corps sur le
mien, me clouant sur place. D'abord il bouge lentement, rentrant et ressortant en douceur.
Je m'habitue à cette sensation étrange et mes hanches vont timidement à sa rencontre. Il
accélère, me pilonne de plus en plus vite, sans merci, à un rythme acharné, je soutiens la
cadence, je vais à la rencontre de ses coups de rein. Il agrippe ma tête entre ses mains et
m'embrasse durement, en mordant ma lèvre inférieure. Il se déplace un peu et je sens
quelque chose qui monte du plus profond de moi, comme la première fois. Je commence à
me raidir tandis qu'il continue à me pilonner sans trêve. Mon corps frémit, se cambre ; je
sens la sueur m'inonder. Oh mon Dieu... Je ne savais pas que ce serait comme ça... Je ne
savais pas qu'on pouvait se sentir aussi bien. Mes pensées s'éparpillent... il n'y a plus que
la sensation... plus que lui... plus que moi... de grâce... je me raidis.
— Jouis pour moi, Ana, chuchote-t-il à bout de souffle. À ces mots, j'explose autour de
lui et j'éclate en millions de morceaux.
Quand il jouit à son tour, il crie mon nom en poussant de plus en plus fort, puis il
s'immobilise en se déversant en moi.
Je halète, j'essaie de contrôler mon souffle, mon coeur qui bat, mon esprit en pleine
confusion. Ça alors... c'était stupéfiant. J'ouvre les yeux. Il a appuyé son front contre le
mien, le souffle irrégulier, les yeux fermés. Puis il ouvre les yeux pour me contempler. Il
est toujours en moi. Il m'embrasse sur le front et se retire lentement.
— Aïe.
Cette sensation nouvelle m'a arraché une grimace.
— Je t'ai fait mal ? me demande Christian en s'accoudant à côté de moi.
Il cale une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Je suis obligée de sourire.
— Tu as peur de m'avoir fait mal ?
— J'ai saisi l'ironie de la situation, dit’il avec un sourire narquois. Sérieusement, ça va ?
Son regard est intense, inquisiteur, exigeant.
Je m'étire à côté de lui : j'ai les membres flageolants et les os en gelée, mais je suis
détendue, profondément détendue. Je lui souris. Je ne peux pas m'arrêter de sourire.
Deux orgasmes... c'est comme si on se retrouvait dans le cycle essorage d'une machine à
laver. Je n'imaginais pas ce dont mon corps était capable ; je ne savais pas qu'on pouvait
en remonter les ressorts et les relâcher aussi violemment, de façon aussi satisfaisante. Ce
plaisir... c'est indescriptible.
— Tu te mords la lèvre et tu ne m'as pas répondu, dit’il en se renfrognant.
Je lui souris malicieusement. Il est sublime avec ses cheveux en bataille, ses yeux gris
brûlants et son air sombre.
— J'aimerais bien recommencer.

Un instant, je crois déceler sur ses traits une expression de soulagement, avant que les
volets ne se referment. Il me dévisage, l'oeil mi-clos.
— Vous voudriez recommencer, mademoiselle Steele ? murmure-t-il sèchement.
Il m'embrasse doucement au coin des lèvres.
— Vous êtes une petite créature exigeante, non ? Mettez-vous sur le ventre.
Je cligne des yeux, mais je me retourne. Il dégrafe mon soutien-gorge et passe la main
de mon dos à mes fesses.
— Tu as vraiment une peau superbe, murmure-t-il. D'une jambe, il écarte les miennes
en s'allongeant à moitié sur mon dos. Les boutons de sa chemise s'incrustent dans ma
peau tandis qu'il repousse mes cheveux pour embrasser mon épaule.
— Tu n'enlèves pas ta chemise ?
Il se fige une seconde avant de la retirer pour se rallonger sur moi. Je sens sa peau
chaude contre la mienne. Hum... c'est divin. Ses poils me chatouillent.
— Alors comme ça, tu veux que je te baise encore ? me souffle-t-il à l'oreille.
Il répand des baisers légers comme des plumes autour de mon oreille et sur ma nuque.
Sa main frôle ma taille, survole ma hanche, glisse le long de ma cuisse vers l'arrière de
mon genou... Qu'est-ce qu'il fait maintenant ? Il change de position pour se placer entre
mes jambes, sa main remonte de ma cuisse à mes fesses, qu'il caresse lentement, puis ses
doigts glissent jusqu'à mon entrejambes.
— Je vais te prendre par derrière, Anastasia.
De sa main libre, il saisit mes cheveux sur ma nuque, les enroule dans son poing et tire
dessus pour m'immobiliser la tête. Je suis clouée sous lui, sans défense.
— Tu es à moi. Rien qu'à moi. Ne l'oublie jamais.
Sa voix est enivrante ; ses paroles grisantes, séduisantes. Je sens son érection contre
ma cuisse.
Ses longs doigts massent délicatement mon clitoris d'un lent mouvement circulaire. Son
souffle est doux sur mon visage tandis qu'il mordille la ligne de ma mâchoire.
— Tu sens divinement bon.
Il frotte son nez derrière mon oreille ; ses mains caressent mon corps en cercles
concentriques. Mes hanches ondulent sous l'effet d'un plaisir d'une intensité presque
douloureuse.
— Ne bouge pas, m'ordonne-t-il d'une voix douce mais urgente.
Lentement, il insère son pouce en moi pour caresser la paroi antérieure de mon vagin.
C'est hallucinant - toute mon énergie se concentre sur cette petite parcelle de mon corps.
Je gémis.
— Ça te plaît ?
Ses dents effleurent mon oreille ; il commence à plier et déplier son pouce tout en
continuant de caresser mon clitoris.
Je ferme les yeux et tente de maîtriser ma respiration, d'absorber les sensations
désordonnées et chaotiques que déchaînent ses doigts. Je gémis encore.
— Tu mouilles tellement vite. Tu es tellement réceptive. Ça me plaît, Anastasia. Ça me
plaît énormément.
Je voudrais tendre les jambes mais je ne peux pas bouger : il me cloue sur place tout en
maintenant le rythme constant et tortueux de ses caresses. C'est absolument exquis. Je
gémis de nouveau, et il se déplace tout d'un coup.
— Ouvre ta bouche, m'ordonne-t-il.
Il y enfonce son pouce. Mes yeux s'écarquillent et clignent frénétiquement.
— Je veux que tu te goûtes, me souffle-t-il à l'oreille. Suce, bébé.

Son pouce appuie contre ma langue ; ma bouche se referme dessus. Je suce
frénétiquement. Un goût salin, le vague relent métallique du sang... Merde alors. C'est un
peu dégoûtant, mais putain, qu'est-ce que c'est érotique.
— Je veux te baiser la bouche, Anastasia, et je le ferai bientôt.
Sa voix est rauque, sa respiration irrégulière.
Me baiser la bouche ! Je gémis et lui mords le pouce. Il pousse un petit cri étouffé et tire
plus fort sur mes cheveux, alors je le lâche.
— Vilaine petite fille, souffle-t-il en tendant la main pour prendre un préservatif. Ne
bouge pas, m'ordonne-t-il en me lâchant les cheveux.
Il déchire l'emballage tandis que je halète, le corps en feu, grisée par l'attente. Me faisant
porter le poids de son corps, il m'attrape de nouveau par les cheveux pour m'empêcher de
bouger : je suis sa captive, et il s'apprête à me posséder.
— On va y aller très doucement cette fois, Anastasia. Et lentement, il me pénètre,
lentement, lentement,
jusqu'à ce qu'il soit complètement enfoui en moi. Je me distends, il me remplit,
impitoyable. C'est encore plus profond cette fois, encore plus délectable. Je geins tandis
qu'il ondule des hanches, se retire, attend un moment, s'enfonce à nouveau, encore et
encore. Ces pénétrations délibérément lentes, cette sensation intermittente d'être remplie...
je n'en peux plus, ça me rend folle.
— C'est tellement bon d'être en toi, gémit-il. Mon ventre commence à frémir. Il se retire.
— Non, bébé, pas tout de suite, murmure-t-il. Quand mes spasmes s'apaisent, il
reprend son délicieux va-et-vient.
— S'il te plaît.
Je ne suis pas certaine de pouvoir supporter ça longtemps. Mon corps est trop tendu, il
faut qu'il explose.
— Je veux que tu aies mal, bébé, murmure-t-il en poursuivant son exquise torture. Je
veux que demain, chaque fois que tu bouges, tu te rappelles que j'ai été en toi. Moi seul.
Tu es à moi.
Je gémis.
— S'il te plaît, Christian.
— Que veux-tu, Anastasia ? Dis-moi.
Je gémis de nouveau. Il se retire et me pénètre lentement en décrivant un mouvement
circulaire avec ses hanches.
— Dis-moi, répète-t-il.
— Toi, s'il te plaît.
Il accélère le rythme. La houle se lève dans mon ventre.
— Tu-es-si-douce, murmure-t-il entre chaque coup de rein. J'ai-envie-de-toi.
Je gémis.
— Tu-es-à-moi. Jouis pour moi, bébé ! rugit’il.
Ses mots me font basculer. Mon corps se convulsé autour de lui et je jouis en hurlant
son nom dans le matelas. Après deux coups de rein violents, Christian se fige, puis
s'effondre sur moi, le visage dans mes cheveux.
— Putain... Ana.
Il se retire aussitôt et roule de son côté du lit. Je remonte mes genoux contre ma
poitrine, exténuée, et bascule dans un profond sommeil."


Pour ceux qui souhaiteraient lire l'intégralité c'est par ici... http://data.over-blog-kiwi.com/0/94/25/77/20140305...

Thèmes: Littérature
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castel
lu la trilogie et vu au ciné...pas déçue c'est plutôt soft comparé au livre 1 ...il y a beaucoup plus de femmes que d'hommes au ciné, normal puisque le bouquin a été écrit pour la gente féminine ou en tout cas la pub a bien été dans ce sens, aussi il fallait bien que nous nous précipitions au ciné.....
  • 20/02/2015
  • ·
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Sophie
A en croire les médias, il semble que le film fait un véritable flop après quelques jours de mise en salle. Personnellement je ne suis pas allé le voir . Je préfère rester sur le livre qui est parait-il plus sex ;-). En revanche je suis allée voir TIMBUKTU , le film qui a eu plusieurs CESAR. Je suis...
  • 26/02/2015
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